Offensive rive droite

Offensive sur la rive droite
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Attaque sur Verdun en 1916

Devenue un poste avancé après l’annexion de l’Alsace-Lorraine en 1871, Verdun apparait rapidement comme la pierre maîtresse du programme de défense, développé sur les frontières de l’Est à l’initiative du général SÉRÉ de RIVIÈRES.
Les hauteurs surplombant la ville et le solide réduit de sa citadelle reçoivent une double ceinture de fortifications, aménagées sans relâche de 1874 à 1914 et renforcées par des carapaces de béton armé et des tourelles cuirassées.

L’ossature principale déploie sur 45 kilomètres de périmètre, 39 forts et ouvrages fortifiés. Des petits éléments disposés dans les intervalles (abris de combat, magasins et dépôts de munitions, retranchements et positions d’artillerie) apportent leur soutien.
Ce bouclier impénétrable, occupé à la mobilisation par 66000 hommes, irrigué par 185 kilomètres de réseau ferré militaire à voie étroite, est doté de casernes, d’arsenaux, de terrains de manœuvre, d’un parc à dirigeable et d’un camp d’aviation.

Pivot de la défense française en 1914, la place de Verdun est, en 1915, largement vidée de ses moyens d’action. Les Allemands entendent alors par l’offensive « jugement », y porter un coup brutal, rapide et décisif.

Dès août 1914, la guerre se développe aux confins de la Meuse, pour contourner et isoler le verrou que constitue la place forte de Verdun. Après la terrible bataille de la-Vaux-Marie, le 10 septembre, le repli fixe le front sur le massif de l’Argonne. Du 20 au 25 septembre, les violents combats des Hauts de Meuse aboutissent à la formation d’un saillant autour de Saint-Mihiel, coupant la Meuse et les voies de communication, 30 kilomètres à l’amont de Verdun. La résistance héroïque du fort de Troyon interdit cependant l’encerclement.

driant2Au début du mois de février 1916, les Allemands regroupent une grande quantité de matériels d’artillerie lourde et de troupes au nord de Verdun. Jamais un tel déploiement de moyens matériels et humains n’avait été mis en œuvre jusque-là.
Les services de renseignement ainsi que le lieutenant-colonel DRIANT, qui est aussi député de Nancy et dont les bataillons de chasseurs qu’il commande sont situés en première ligne, en informent le Haut Commandement français.

GALLIENI, ministre de la guerre, alerte JOFFRE, général en chef des armées françaises, qui reste sourd à ces avertissements ne croyant pas en une offensive sur Verdun, eut égard au caractère peu stratégique de cette ville. Trois jours plus tard, il répond à GALLIENI d’une manière furibonde que tout va bien à Verdun et qu’il n’y a pas d’inquiétude à avoir. Bien au contraire, il continue à désarmer les forts de leurs pièces lourdes pour préparer l’attaque sur la Somme. Après la chute des forts belges qui n’ont pas résisté aux obusiers de 30,5 cm et 42 cm allemands, le Haut Commandement français ne croit plus en l’efficacité des places fortes.

JOFFRE, fort de sa popularité après sa victoire sur la Marne, ne tolère pas la contradiction. Il accepta, toutefois, que le général de CASTELNAU, son second, se rende à Verdun pour faire le point de la situation. De CASTELNAU, après un court séjour à Verdun et un long entretien avec le lieutenant-colonel DRIANT, ordonne de lancer des travaux défensifs d’urgence et informe JOFFRE sur la situation.
Quand le général JOFFRE comprend ce qui se prépare, il envoie un détachement du génie, en renfort, mais il est déjà trop tard.

Attaque allemande sur Verdun

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Deux divisions (13ème et 14ème de réserve) du VIIème C.A de réserve commandé par le général Hans Von ZWEHL sont prêtes à investir le bois d’Haumont, deux divisions (21ème et 25ème D.I) du XVIIIème C.A commandé par le général Dedo Von SCHENCK, le bois des Caures et deux divisions (5ème et 6ème D.I) du IIIème C.A commandé par le général Ewald Von LOCHOW,  le bois d’Herbebois.
Plus de 1200 canons et obusiers pointent leur gueule sur Verdun.
En face, l’armée française leur oppose trois divisions ; la 14ème, la 51ème et la 72ème d’infanterie appartenant au 30èmeC.A commandé par le général CHRÉTIEN.

Le 21 février 1916, vers 7 h 15, un obus de 38 cm tombe dans la cour du palais épiscopal de Verdun. C’est le point de départ d’une bataille qui va marquer le monde, l’ouverture des portes de l’Enfer au sein duquel des centaines de milliers de soldats français et allemands vont connaître, pendant 10 mois, l’Apocalypse.

Dès 7 h 30, la ligne qui s’étend du bois d’Haumont aux confins de l’Herbebois est battue par une pluie d’obus de tous calibres. Sur le front de la 14ème D.I., le bombardement est également intense. De 16 heures à 16 h 15, il s’intensifie laissant présager une offensive imminente. Un tir de barrage est aussitôt déclenché pour inihiber toute tentative d’attaque.

Pendant 9 heures, des milliers d’obus vont labourer le terrain sur ces trois positions, inhumant et exhumant alternativement le corps des morts. Les soldats français qui les défendent se trouvent pris sous un déluge de fer et de feu en rien comparable avec ce qu’ils ont connu auparavant. Pas un seul mètre carré de terrain ne reste vierge après un tel bombardement. Toute la végétation est réduite en cendre, le sol est labouré et nivelé. Le roulement de tambour généré par les tirs incessants de l’artillerie se fait entendre jusqu’à Paris.
Au terme de ces 9 heures, les massifs ressemblent à un paysage lunaire.

Après ce bombardement sans précédent, de l’aube à 16 h 15, les troupes allemandes fortes de 80.000 hommes s’élancent sur la rive droite, à l’assaut des positions françaises, certaines de ne plus trouver aucun obstacle après un tel déluge de feu.
Très rapidement, elles s’emparent du bois de Consenvoye et du bois de Ville, et s’infiltrent en direction d’Haumont. En fin de journée, l’ennemi pousse sur certains points des reconnaissances avec un effectif d’une cinquantaine d’hommes. Vers 16 h 30, ils commencent à s’infiltrer dans le bois d’Haumont ; à 23 h 25, ils en sont maîtres.

Au bois des Caures, les chasseurs tiennent bon malgré la perte de quelques points importants. Vers 21 h 45, la tranchée 3 qui était perdue est reprise.
À G.G.2 (grande garde), seul le centre de soutien S6 reste au mains des chasseurs. À G.G.3, S9 et S’9 sont perdus mais les centres de résistance R2 et R3 tiennent. S7 et S’7 initialement perdus sont repris à la grenade.
Entre 16 heures et 18 heures, le bombardement atteint son maximum, surtout en direction de l’Herbebois et du bois de Ville. Vers 20 heures les Allemands occupent le saillant nord de l’Herbebois. Le 233ème R.I, réparti entre le bois de Ville, le Cap de Bonne-Espérance, où plusieurs tranchées ont été conquises par l’ennemi, et l’Herbebois est sommé de tenir coûte que coûte ses positions.

Après avoir constaté que les Allemands occupent quelques tranchées de 1ère ligne, le 30ème C.A prescrit des contre-attaques pour le 22 à 6 heures. Le 365ème R.I est mis à la disposition de la 72ème D.I. ; le dispositif de réserve s’établit comme suit :

  • 102ème B.I, l’E.M à Bras,
    • 310ème R.I, au ravin sud de la côte du Poivre,
    • 273ème R.I, au ravin sud de la ferme d’Haudromont,
    • 2 bataillons et demi du 208ème R.I, au ravin sud-ouest de Bezonvaux.
  • 60ème R.I, 2 bataillons et l’E.M, au ravin sud de la côte de Froideterre,
  • 35ème R.I, à la croupe sud-ouest des casernes Marceau,
  • 365ème R.I, au ravin nord du fort de Belleville.

Le P.C du 30ème C.A. fonctionnera à la maison des officiers à Souville.

Le 22 février 1916, sur le front de la 72ème D.I., l’ennemi prend l’offensive faisant avorter du même coup la contre-attaque française initialement prévue.
Vers 8 heures, les Allemands progressent au sud du bois de Consenvoie, Haumont est menacé.
Vers 10 h 30, le P.C de la 72ème D.I est transféré de Vacherauville à Bras.
À 11 h 30, les fermes d’Anglemont et de Mormont sont violemment bombardées, le bois des Caures est attaqué par le boqueteau 307.
Vers 17 heures, toutes les 1ères positions, ainsi qu’Haumont, les bois d’Haumont et le bois des Caures sont évacués.

Vers 22 heures, une contre-attaque du 60ème R.I permet de reprendre la ligne des « R » du bois des Caures et de s’y maintenir malgré le violent bombardement.
Une contre-attaque sur le bois d’Haumont permet de reprendre la ligne des appuis A et B.
La ligne de retraite des troupes étant menacée, Brabant est évacué. Sur le front de la 51ème D.I, Français et Allemands sont au contact dans l’Herbebois et le bois de Ville.
À 6 heures, le 310ème R.I est mis à la disposition de la 51ème D.I.

Stèle de l’ancien monument de l’I.R.24 à l’Herbebois
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À 6 h 30, une contre-attaque est lancée sur la corne nord-est de l’Herbebois par 2 compagnies du 233ème R.I. Cette contre-attaque échoue. La progression allemande se poursuit lentement mais inexorablement. Les troupes allemandes prennent à revers ce qui reste des points de résistance du bois des Caures et du village d’Haumont, où les 2 bataillons de chasseurs du lieutenant-colonel DRIANT, qui occupent les positions du bois des Caures, résistent pendant plus d’un jour et demi. Les troupes françaises, exténuées, tiennent toujours les villages de Beaumont, Louvemont et Bezonvaux où au loin se devine la masse du fort de Douaumont.

Le 24 février, toutes les contre-attaques françaises sont arrêtées par l’artillerie allemande.
La situation devient extrêmement critique. De la Meuse à Douaumont, les Allemands occupent les 2ème lignes françaises. Cette nouvelle avance, qui ouvre la route vers Verdun, met aussi en danger les positions françaises de la Woëvre dont la perte fragiliserait l’ensemble du système défensif des Hauts de Meuse.
JOFFRE, informé continuellement de la gravité de la situation, approuve à ce moment l’abandon des positions de la Woëvre mais ordonne de tenir coûte que coûte sur la rive droite face au nord entre Meuse et Woëvre, et d’engager immédiatement le 20ème corps.
Le commandement local ne peut plus assurer la conduite d’une bataille d’une telle envergure.
Le 24, JOFFRE décide de faire appel au général PÉTAIN et à l’état-major de la II ème armée qu’il avait commandée lors de l’offensive de Champagne de septembre 1915.

Le 26, à 0 heure, PÉTAIN prend le commandement de la défense de Verdun, et c’est ici que son destin national commence.
Il a reçu pour consignes, d’interdire le franchissement de la Meuse aux Allemands et de recueillir, si besoin était, les troupes de la rive droite.
Il faut, quoi qu’il en coûte, sauver Verdun dont la chute représenterait une grave atteinte morale, mais aussi une perte de prestige face aux Alliés.

En prenant cette décision, JOFFRE n’imagine pas l’ampleur du sacrifice qu’il demande à ses soldats, qui vont très vite eux-mêmes parler de « l’enfer de Verdun ».
Pendant 5 jours, de faibles effectifs vont contenir l’avance ennemie, permettant de gagner du temps, d’amener des renforts et d’amorcer la défense de la ville sur la rive droite. À partir de ce moment, se précise déjà ce que l’histoire qualifiera de :  » bataille d’usure. »
Le général de CASTELNAU, venu apprécier sur place la situation, maintient la défense sur la rive droite. Le général PÉTAIN qui vient de prendre son commandement apprend que la veille, les Allemands ont pris le fort de Douaumont par surprise. Il avait été laissé avec une garnison symbolique composée essentiellement de territoriaux. L’émotion est grande et la situation très difficile à vivre : Le fort le plus puissant de la ceinture fortifiée de Verdun offert sur un plateau à l’ennemi.

Le général PÉTAIN se fixe trois objectifs : réorganiser la défense pour fermer la brèche ouverte, aménager et consolider la ligne de front pour faire face à la situation jusqu’à l’arrivée des renforts, et préparer une bataille générale, car il pense que les Allemands vont étendre l’assaut à la rive gauche.
Peu à peu, la poussée allemande est ralentie, voire arrêtée. Les batteries françaises postées sur la rive gauche, notamment sur les crêtes du Mort-Homme et de la Cote 304, la freinent terriblement. Il apparaît dès lors que les Allemands ne pourront plus venir à bout de la défense française sur la rive droite sans s’assurer la domination de la rive gauche.

Monument du squelette au Mort-Homme

monument-squelette

Le 6 mars, ils étendent leur offensive à l’ouest, vers le Mort-Homme et la Cote 304.
Malgré la débauche de moyens tant en hommes qu’en matériel, le gain de la rive gauche est beaucoup plus difficile qu’escompté. Les Allemands piétinent et n’arrivent pas à s’approprier le Mort-Homme et la Côte 304.

C’est alors que, le 9 avril, ils lancent une attaque générale sur les deux rives. Elle n’obtient que des succès limités, ce qui permet au général PÉTAIN de lancer dans son ordre du jour le célèbre : « Courage… On les aura ! »
Du 23 avril au 1er mai, les combats continuent à faire rage, particulièrement dans la zone du Mort-Homme. Chaque mètre carré de terrain conquis se paie au prix fort. Il apparaît que la victoire allemande sur Verdun devient de plus en plus problématique alors que le spectre de la défaite se profile déjà.

Le général JOFFRE prépare, pendant ce temps, son offensive sur la Somme. La bataille de Verdun diminue les moyens qu’il voudrait y consacrer. C’est le moment de changer de stratégie.
Il décide de donner au général PÉTAIN le commandement du groupe d’armées du Centre. Le colonel de 1914 est désormais à la tête d’environ la moitié de l’armée française.
Pour le commandement direct de la bataille, JOFFRE choisit le général NIVELLE plus en accord avec ses idées offensives.
Dès le 2 mai, NIVELLE, qui veut reprendre Douaumont, prépare une offensive. Le général PÉTAIN qui juge différemment la situation demande à JOFFRE, le 7 mai, d’avancer la date de l’offensive de la Somme alors que, le 8 mai, le maréchal HAIG, commandant en chef des troupes britanniques, lui demande au contraire de la retarder.

JOFFRE prend, le 20 mai, la décision de réduire à 22 divisions, au lieu de 34, début avril, la participation française à l’offensive de la Somme en raison des exigences de la bataille de Verdun.
Le général MANGIN prépare une attaque visant à reprendre le fort de Douaumont. Elle est programmée pour le 22 mai.
Un bombardement préalable de 5 jours est déclenché pour préparer l’offensive française.

Les efforts faits entre le 22 et le 26 mai par MANGIN et ses troupes pour reprendre Douaumont n’aboutissent pas. Pire, le 7 juin, le fort de Vaux capitule.

Du 21 au 23 juin 1916, les Allemands déclenchent une énorme offensive qui s’étend du bois de Nawé à la batterie de Damloup. Après une violente préparation d’artillerie avec obus aux gaz asphyxiants, les divisions allemandes bousculent les positions françaises. C’est surtout à l’ouest de ce front que les lignes françaises craquent, plus particulièrement entre Thiaumont et Fleury. La situation devient critique, l’ouvrage de Thiaumont ainsi que l’abri 118 et PC 119 sont pris. Le fossé et le glacis de l’ouvrage de Froideterre sont investis ainsi que les abords de l’abri des quatre cheminées mais grâce à la pugnacité de la garnison et à l’intervention de renforts promptement dépêchés, ces deux positions sont préservées.

La manière de conduire la bataille par le général NIVELLE ne donne pas les résultats attendus par JOFFRE. Mais, le 1er juillet, l’offensive de la Somme va changer la donne. Les importants moyens mis à la disposition des troupes franco-britanniques vont obliger les Allemands à dégarnir le front de Verdun.

Devant la menace d’un effectif en hommes et en matériel qui se réduit de jour en jour pour alimenter ce deuxième front, les Allemands tentent un ultime effort. Du 10 au 12 juillet 1916, après une énorme préparation d’artillerie avec obus de gros calibre (38 cm et 42 cm) et obus aux gaz asphyxiants, ils attaquent en direction de Fleury et du Fort de Souville. Ils échouent sur le fort de Souville mais réussissent quand même à s’emparer du sud de Fleury, de la poudrière et de l’ouvrage du Morpion. Ils occupent le bois de Fleury mais ne peuvent progresser davantage car ils sont exposés aux tirs de flanquement du fort de Souville qu’ils n’ont pas réussi à conquérir.

À partir de ce moment, face à un adversaire épuisé et grâce à leur supériorité matérielle, les Français reprennent l’initiative. La bataille de Verdun, comme celle de la Marne, s’achève sur une incontestable victoire, Verdun n’est pas tombé aux mains des Allemands. Il reste à desserrer leur étreinte, à mettre la ville hors de portée d’une attaque brusquée.

Trois offensives seront nécessaires :

  • celle du 24 octobre 1916, qui reprend le fort de Douaumont et le 2 novembre, le Fort de Vaux,
  • celle du 15 au 18 décembre 1916, qui enlève la zone de couverture de Verdun par la reprise de Vacherauville, de la côte du Poivre et du bois des Caures. Verdun à ce moment a coûté environ 378 000 hommes à l’armée française,
  • La troisième, en août 1917, ne répond pas seulement à la nécessité d’achever le dégagement de Verdun, elle s’inscrit aussi dans le cadre du redressement moral qui suit la crise des mutineries.

Source :

  • Ministère des anciens Combattants
  • « Verdun » de J.PERICARD
  • « La bataille de Verdun » du maréchal PETAIN

 

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